• 362 - Voter tous les jours

    Si, contrairement à nombre (la plupart ? ) de vos concitoyens, vous n’êtes pas un somnambule mené par le bout du nez à force de publicités plus ou moins mensongères, vous avez la possibilité, ou le devoir, de voter tous les jours.

    Dans cette société de consommation débridée, dans cet environnement hyper-marchand, il est possible de faire entendre sa voix en orientant ses achats, par refus de certaines des offres qui nous sont faites, ou par achat des produits qui nous semblent les plus intéressants.
    C'est du militantisme, c'est de la politique quotidienne, c'est une forme de démocratie.
    Bien sûr que les dés sont un peu pipés et que la quantité de bulletins n'est pas la même pour tout le monde, mais l'impact est cependant réel.

    Pour un vote écologique quotidien, que je crois être le seul raisonné et responsable, la démarche commence par une bonne compréhension de certains fondamentaux.
    Je suis surpris de constater que beaucoup d'entre nous se croient seuls au monde, que d'autres pensent que la Terre est en pleine croissance et leur fournira toujours plus de biens. La dose d'égoïsme, de connerie ou de cynisme nécessaire pour expliquer certains comportements me sidère. Je ne pense pas qu'à Trump !

    Je me permets donc de rappeler que la Terre ne grandit pas et qu'elle porte de plus en plus de gens dont les besoins individuels sont en constante augmentation. L'agriculture, intensive ou pas, et l'industrie ne font que transformer des matières premières. Comme nous sommes en circuit fermé, tous les déchets sont à soustraire du capital de départ. Il est évident que vous ne reverrez jamais le carburant que vous avez consommé, mais tout le monde semble l'ignorer !

    Et pourtant LE problème principal, peut-être la cause initiale de tous les problèmes à venir, non pas pour la Terre mais pour ses habitants, c'est le dérèglement climatique. Il est en route, il est inéluctable, il est totalement inédit dans l'histoire de la Terre, d'une nature et d'une ampleur inconnues, mais il ne serait peut-être pas totalement idiot de penser à ne plus l'accélérer !

    Donc un peu de bon sens et de volonté, une certaine envie de respecter les autres, tous les autres, humains ou non, ceux d'aujourd'hui comme ceux de demain.

    La règle est simple : acheter ce qui nécessite le moins possible d'énergie fossile (fabrication et transport). Une eau de source de votre région est plus écolo que celle qui vient de l'autre bout de la France ! Si une carotte biologique brésilienne est meilleure pour ma santé, une "conventionnelle" locale est plus (écologiquement) responsable. Ce qui ne m'empêche pas de chercher des bios locales, non industrielles de préférence car moins mécanisées, transportées... S'il n'y en a pas, c'est que nous avons mal acheté/voté jusqu'à présent !

    Bien sûr, il y a des pièges, tendus sans surprise par les marchands. Ou, plus décevant, par une ministre de l'environnement ! En nous faisant croire par exemple que l'électricité est une énergie propre, que l'éolien ou l'hydrolien sont des techniques sans impact environnemental...
    Mais l'électricité n'est pas une énergie comme les autres mais plutôt une façon de les transporter ; on transfère l'énergie du charbon, du pétrole, du nucléaire, et plus rarement du vent ou du soleil... L'électricité peut donc être jugée sale, voire très sale en Allemagne, ou plus propre mais radio-active et génératrice de déchets encombrants en France. En 2007, 82% de l'électricité produite dans le monde l'est grâce aux énergies fossiles ou au nucléaire (prévue à 85% en 2020). La production "propre" (biomasse, vent, soleil, marées...) représente 3% (12% prévus en 2020).
    Et il faut stocker cette électricité dans des batteries au bilan CO² très mauvais...
    La voiture électrique si chère à Ségo n'est pour l'instant, et pour encore un certain temps, qu'une voiture à pollution délocalisée.

    Tous les modes de transport consomment des énergies fossiles. Tous, hormis la pirogue faite à la main, en bois local et propulsée à la pagaie. Il faut donc rouler le moins possible, plutôt en diesel malgré le problème des particules fines, ne pas prendre l'avion... sous peine de dérèglement climatique majeur.

    Commençons par traquer le superflu. Le pétrole que nous consommons aujourd'hui pour promener des vieux en paquebot, pour faire des couverts jetables ou de l'événementiel, pour aller faire un tour aux Antilles ou en Indonésie, ce pétrole est définitivement perdu (sauf pour le dérèglement) et manquera peut-être de manière cruciale à nos enfants. Et les navires au gaz naturel ne font que reculer un peu l'échéance, le moment où il faudra bien "passer à la caisse".

    Quelques illustrations de ces éléments jetés, donc sortis du capital et générant des nuisances. Un non-sens.

     

    362 - Pollution

     362-01 : est-ce si difficile de ramasser ses bouteilles vides ? Leur dégradation prend au moins 400 ans.

     

    362 - Pollution

    362-02 : cartouche de graisse "Perfect+", fabriquée et rejetée en France (Parc Naturel Marin d'Iroise). Cocorico !

     

    362 - Pollution

    362-03 : œuvre d'un joyeux luron ou d'un gestionnaire souhaitant éloigner les animaux brouteurs de ses plantations, peu importe, c'est perdu et polluant.

     

    362 - Pollution

    362-04 : les ballons de baudruche (latex modifié) sont indispensables à l'événementiel festif ou aux commémorations aussi émouvantes que télévisées. Comptez au moins cinq ans pour que disparaisse le ballon (Île-de-Batz).

     

    362 - Pollution

      362-05 : du plus bel effet dans les ronciers.

     

    362 - Pollution

     362-06 : puisque le ballon se dégrade en quelques années, n'hésitons pas à y adjoindre des liens et une carte plastifiée !

     

    362 - Pollution

    362-07 : mieux que la baudruche, le nylon métallisé, non biodégradable. Celui-ci, retenu en haut de plage par sa ficelle, était animé par le vent. Très joli. Juste au-dessus, deux nids de Cormoran huppé abandonnés... (Parc Naturel Marin d'Iroise).

     

    362 - Pollution

     362-08 : toujours plus grand. Ce filet de pêche n'a sans doute pas été abandonné pour le fun, mais si personne ne le retire, il lui faudra environ 600 ans pour se dégrader (Parc Naturel Marin d'Iroise).

     

    362 - Pollution

    362-09 : toujours plus fort. Un chauffe-eau, peut-être tombé d'un cargo (Parc Naturel Marin d'Iroise).

     

    362 - Pollution

    362-10 : deux ans plus tard. Toujours une sale gueule, même si les plantes tentent une timide avancée.

     

     

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