• 382 - ... et dédicace !

    J'ai vu le "débat" entre Benoît Julou, porte-parole des gilets jaunes de Saint Brieuc, et Nicolas Hulot. Un sourd, plutôt obtus, face à un homme déçu, à court de mots. Si le but de Léa Salamé était de montrer l'impasse dans laquelle nous nous engageons un peu plus chaque jour, c'est réussi.

    Le premier, petit parmi les petits, est à bout pour des raisons que chacun doit comprendre l'accumulation des taxes et prélèvements à la base exaspère, notamment les déçus de la gauche qui ont crû au messie et voient aujourd'hui un président hautain et distant (souvent hors sol lors des conflits) qui supprime l'ISF et ne fait toujours pas baisser le chômage. M. Julou et ses semblables ne voient aucune issue à leur quotidien précaire et ne peuvent pas comprendre la situation dans sa globalité.

    Malgré des revenus importants qui le mettent à l'abri des fins de mois difficiles, Nicolas Hulot est incontestablement le plus inquiet des deux. Parce qu'il pense aux autres, parce qu'il sait, parce qu'il voit ce qui se profile, ce qui nous attend. Il a rencontré et entendu tant de scientifiques que sa parole devrait être écoutée entre toutes. Mais ventre affamé n'a pas d'oreille, et Hulot le sait et explique qu'il va falloir régler les fins de mois avant de s'occuper de la fin du monde !

    Mention spéciale à l'agricultrice, membre des Jeunes Agriculteurs, venue pleurer sur le plateau face à une "demande brutale d'interdiction du glyphosate" ! Ça fait des décennies que le chimique est sur la sellette, que les agriculteurs respirent les saloperies qu'ils mettent dans leurs champs, que l'agro-alimentaire fait du lobbying et des études destinées à jeter le trouble et à retarder l'inéluctable interdiction... et elle ose pleurer ! Si ce dossier pourri n'avance pas plus vite, ce n'est certes pas uniquement à cause de mes voisins agriculteurs (même si certaines pleureuses...), mais bien de leurs représentants, élus et/ou payés, tous cramponnés à un modèle dépassé mais tellement juteux pour les étages supérieurs.
    Ici comme pour le diesel, les petits se plaignent mais seront les premiers à passer à la caisse (enregistreuse ou en sapin).

     

    Depuis cette émission, les Gilets jaunes ont beaucoup fait parler. Et je ne comprends toujours pas la stratégie de ce président si théâtral et si méprisant. La transition énergétique est indispensable, la taxation des énergies fossiles aussi, mais pas en étranglant les plus pauvres, les petits pollueurs (car les plus aisés sont aussi ceux qui consomment et polluent le plus), ceux qui n'ont pas le choix pour aller au travail ou ailleurs, ceux qui ne peuvent acheter une voiture plus économe...

    On me dit que ma vieille voiture (qui a parcouru plus de 250 000 km) n'est plus aux normes et pollue la planète ! Elle n'a plus droit d'aller en ville et doit être jetée au profit d'un véhicule plus propre... C'est une façon de voir les choses qui fait le bonheur des marchands.
    Je vois les choses différemment et je pense que si ma voiture a vingt ans et 250 000 km, c'est parce qu'elle a peu roulé jusqu'à présent. Donc peu pollué. Et c'est moi et tous les possesseurs de vieux véhicules qui devraient toucher une prime pour avoir aussi peu consommé de pneus et de carburant et aussi bien entretenu leur voiture depuis si longtemps ! Mais évidemment Carlos Ghosn ne voit pas les choses comme ça !

     

    Cette page devait initialement traiter des Barges, et en particulier de la Barge rousse, mais je ne résiste pas à l'envie de donner quelques informations sur l'Alouette des champs, espèce longtemps aidée par les agriculteurs avant d'en être une des principales victimes. Un genre de dédicace en images, et en musique :

    Elias A. Ryberg, XC361256. Accessible sur www.xeno-canto.org/361256.

    .

    Comme la plupart des autres espèces liées à l'espace cultivé, l'Alouette des champs voit ses effectifs régresser partout en Europe (voir ici).

     

    382 - Alouette des champs

    382-01 : l'Alouette des champs est connue pour chanter en vol. Elle n'est pas la seule à le faire, mais elle maîtrise bien l'exercice.

     

    382 - Alouette des champs

    382-02 : les céréales et les pâtures étaient ses milieux favoris, mais l'intensification, les parcelles trop grandes et les insecticides, les travaux agricoles trop rapides, trop précoces au printemps ou effectués de nuit... c'est plus qu'elle ne peut en supporter.

     

    382 - Alouette des champs

    382-03 : les chemins d'exploitation bordant les blés, riches en adventices ("mauvaises herbes") et en insectes, araignées et autres vers, permettent l'installation des oiseaux et leur reproduction. Hélas, aujourd'hui ils sont de plus en plus étroits, propres, souvent retournés pour éviter l'installation du sauvage...

     

    382 - Alouette des champs

    382-04 : l'Alouette des champs trouve heureusement refuge dans les dunes, les alpages, les pâtures naturelles, les terrains militaires.

     

    382 - Alouette des champs

    382-05

     

    Bien entendu, en tant qu'habitués de mes quizz, vous avez tous remarqué qu'il y a cinq photos, mais six oiseaux sur cette page !

      

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 5 Décembre à 09:35

    Les supers grands se retirent du protocole de Paris, la France est grande comme le Texas et on demande aux Français de se serrer la ceinture pour sauver le monde quand les autres s'en foutent ? Mais où va t'on ? A la catastrophe, oui, mais à qui la faute ? Ici, on marche sur la tête aussi: on choisit de balancer des éoliennes qui ne plaisent à personne alors qu'on sait, Hollande et Angleterre le démontrent, que l'énergie marémotrice est essentielle, mais celle-ci, on ne la développe pas. Et tout est comme ça. 

    Les mêmes andouilles qui chantaient " Alouette alouette " dans les années soixante utilisent allègrement des pesticides qui éradiquent ces volatiles, là aussi, cherchez l'erreur. 

      • Mercredi 5 Décembre à 09:45

        Bien sûr qu'on est petits, mais très regardés dans le monde (surtout en ce moment !), et un vrai changement sur les modes de déplacements ou de production d'énergie chez nous pourrait donner des idées à d'autres. Il faut un début, un précurseur ; pourquoi pas nous ?

         

    2
    Jeudi 6 Décembre à 09:22

    Nous avons éclairé le monde en 1789. Nous verrons bien ce qu'il en sera demain. Il est possible que nous récidivions. yes

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